PDSA en Loir-et-Cher : les médecins libéraux proposent une réorganisation

Une réunion a eu lieu le 27 septembre à Blois entre des représentants de l’URPS-ML et des médecins généralistes du Loir-et-Cher sur l’organisation de la PDSA dans ce département, mise en danger (tout comme la prise en charge des patients en journée) par la situation « catastrophique » de la démographie médicale dans ce département. En Loir-et-Cher comme ailleurs en région Centre-Val de Loire, l'URPS-ML souhaite favoriser la concertation entre généralistes, porter leur voix auprès des instances, en particulier l'ARS, harmoniser les dispositifs dans la région pour plus de justice et pour assurer l'attractivité des différents territoires.

A l’heure actuelle, en Loir-et-Cher, l’organisation de la PDSA s’avère très disparate, relate le Dr Alice Perrain, vice-présidente de l’URPS-ML, qui animait la réunion : horaires divers, différence entre semaine et week-end, un secteur sans garde, parfois des plannings à trous, ce qui rend le dispositif illisible pour la population. Les effecteurs réalisent peu ou pas de visites. Il n’y a pas ou peu d'actes en semaine et très peu le week-end, sauf sur Blois. Certains appels doivent être "re"-régulés par l'effecteur, la consultation n’étant pas nécessaire, relevant du simple conseil ou d’une consultation différée au lendemain.

Par ailleurs, un conflit entre les médecins libéraux et l’ARS bloque la situation depuis plusieurs années : l’ARS conditionne la réorganisation de la PDSA à la création de maisons médicales de garde à Romorantin et Vendôme, ce qui ne semble pas, à l’heure actuelle, une solution adaptée aux réalités du terrain.

Pour réorganiser la PDSA en Loir-et-Cher, avec comme objectifs de remobiliser des confrères qui ne sont plus volontaires et d’améliorer l'attractivité des territoires pour favoriser les installations et pérenniser les installations existantes, les médecins libéraux du département proposent les pistes suivantes :

  • Pas d’effection fixe le soir.
  • Réalisation des certificats de décès par des généralistes volontaires (effecteurs mobiles ou liste à part ?) et attente d'une solution administrative efficiente pour le règlement.
  • Visites par des effecteurs mobiles volontaires le week-end, mais pas le soir, sur 2 secteurs seulement avec une régulation efficace et une concertation régulateur/effecteur, et seulement pour des visites incompressibles (pas s’il existe des critères pour une hospitalisation).
  • Amélioration de la régulation des appels par le Centre 15 pour éviter les actes inutiles ou qui pourraient être reportés au lendemain.
  • Rattachement du secteur de Saint-Georges à la MMG d'Amboise (Indre-et-Loire).
  • Diminution de nombre de secteurs à 4 :
    • Au nord : Mondoubleau, Montoire-sur-le-Loir et Vendôme.
    • Un grand secteur central (Blois, Vineuil, Mer, Contres, Onzain, Herbault).
    • Lamotte-Beuvron.
    • Romorantin.