Vaccination contre le tétanos : appel à la vigilance des médecins d’Indre-et-Loire

L’URPS-ML a préparé, en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) Centre-Val de Loire, le texte suivant sur lequel elle tient à attirer l’attention des médecins libéraux :

L’ARS a diffusé le 18 novembre un communiqué de presse portant sur un fait grave concernant la vaccination contre le tétanos en Indre-et-Loire. Un cas de tétanos a en effet été signalé cet été chez un enfant de 9 ans résidant dans l’agglomération de Tours. Les investigations ont confirmé qu’il n’était pas vacciné contre le tétanos, contrairement à ce qui était indiqué sur son carnet de vaccination par le pédiatre qui le suivait. L’ARS a par conséquent décidé de suspendre l’activité de ce pédiatre de l'agglomération tourangelle.

Par ailleurs, des doutes subsistant sur « la vaccination complète et parfaitement conduite de tout ou partie des patients » du pédiatre, l’ARS a entrepris de communiquer pour encourager ces derniers à faire vérifier leur statut vaccinal ou celui de leur enfant auprès de leur médecin traitant, de leur pédiatre, de leur Centre de PMI ou d’un centre de vaccination, et à mettre à jour, si nécessaire, leurs vaccinations.

L’ARS a par ailleurs défini une stratégie vaccinale de rattrapage, en concertation avec les professionnels de santé d'Indre-et-Loire directement impliqués (pédiatres du CHU ayant pris en charge l'enfant, Conseil départemental de l'Ordre des médecins,  Conseil régional de l'Ordre des pharmaciens, médecin responsable de la PMI et des centres de vaccination du département, URPS-médecins et pharmaciens), qui a été validée par le Pr Floret , président du Comité technique des vaccinations du HCSP.

Même si la majeure partie de la patientèle du médecin concerné par la suspension d'exercice est située en Indre-et-Loire, il n'est pas exclu que quelques patients puissent s'adresser à des confrères, ailleurs dans la région. Les médecins d’Indre-et-Loire, et même ceux des autres départements de la région Centre-Val de Loire, sont donc invités à se montrer vigilants quant au respect du calendrier vaccinal de leurs patients.