La défiscalisation des gardes en zone fragile : un vrai facteur d’attractivité

Comment attirer de jeunes médecins dans des départements en voie de désertification médicale ? Comment y motiver des médecins installés pour qu’ils continuent à participer à la permanence des soins (PDS) ? Outre la nouvelle organisation de la PDSA obtenue dans l’Indre avec le soutien actif de l’URPS-ML (Cf. la Newsletter de juin), la défiscalisation des revenus de garde est l’une des réponses à ces questions, comme l’explique le Dr Didier Lyon, président de l’Association des médecins régulateurs de l’Indre (AMERLI).

L’ARS ayant défini en partenariat avec l’URPS-ML des zones de fragilité département par département, il faut en effet savoir que tout médecin exerçant dans l’une de ces zones peut défiscaliser jusqu’à 60 jours de revenus de garde (à savoir l’astreinte et la majoration, mais pas l’acte de base) par an.

 « Cette défiscalisation est applicable même si une seule commune ou un seul quartier du territoire de garde est classé en zone de fragilité », précise le Dr Didier Lyon. « Par ailleurs, dans le cadre de la régulation médicale de l'Indre, compte tenu qu'il existe au moins une zone de fragilité dans ce département, le régulateur défiscalise l'ensemble de sa rémunération de garde dans la limite des 60 jours par an ». Dans l’Indre, deux effecteurs mobiles du week-end se partagent ainsi le département selon une zone Nord et une zone Sud qui comportent chacune des zones fragiles, ce qui leur permet de défiscaliser. Bref, l’Indre, département que tous les médecins souhaiteraient voir classé en situation de fragilité dans son intégralité, montre l’exemple des avantages financiers non négligeables que de jeunes ou de moins jeunes praticiens peuvent tirer de leur participation à la PDS…