Télémédecine : l’URPS-ML propose 4 projets

La région Centre ayant été sélectionnée pour expérimenter le financement d’actes de télémédecine sur 4 ans, l’URPS-ML vient de faire à l’ARS Centre 4 propositions de projets intéressant les professionnels de santé libéraux : la télé-dermatologie, le dépistage de la rétinopathie diabétique, les lésions intra-buccales (thème proposé les chirurgiens-dentistes) et la télémédecine en permanence des soins.Ces 4 projets et la rémunération des professionnels de santé impliqués dans ce type de consultation font l’objet de discussions entre l’ARS et l’URPS.

L’URPS-ML organise par ailleurs des réunions de travail préparatoire avec les médecins libéraux intéressés par l’un ou l’autre des 4 projets. N’hésitez pas à prendre contact avec le secrétariat de l’URPS (02 38 22 07 07 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) pour y participer ou même proposer d’autres thèmes d’expérimentation en télémédecine impliquant des professionnels libéraux.

L’une des dernières réunions organisées par l’URPS-ML Centre, à l’initiative de son président, le Dr Raphaël Rogez, et du Dr Martine Darchy-Gilliard, dermatologue, élue de l’URPS-ML et représentante régionale du Syndicat National des Dermatologues-Vénérologues, a au lieu le 19 juin sur le thème « la télédermatologie en région Centre un atout pour la dermatologie libérale ».

La télédermatologie existant déjà chez les dermatologues avec des demandes d’avis de médecins généralistes (réseau de proximité), il s’agit désormais de formaliser ces échanges dans le cadre d’un projet officiel avec le soutien des médecins dermatologues de la région.

L’objectif du projet de télédermatologie est triple :

• Améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique à distance des plaies chroniques (ulcères veineux, plaies des diabétiques).

• Réduire la mortalité liée au mélanome par un dépistage précoce.

• Désengorger les urgences.

Dans le cadre de ce projet de télédermatologie, c’est un acte de téléexpertise qui serait réalisé : le généraliste solliciterait à distance un confrère dermatologue pour un avis médical via l’envoi d’images (ex : photographie) par messagerie sécurisée. La mise en œuvre d’un tel projet implique de contractualiser avec l’ARS (qui dispose des fonds pour expérimenter le financement des actes de télémédecine), d’établir une convention entre partenaires (droits et devoirs, rémunération…), de se déclarer auprès du Conseil départementale de l’Ordre des médecins. Il suppose aussi de respecter certains aspects médico-légaux : un consentement éclairé du patient, une responsabilité médicale partagée entre le demandeur et le donneur d’avis, etc.

Le matériel requis : un outil informatique avec un logiciel métier classique et un logiciel dédié à la téléexpertise, une connexion Internet avec une messagerie sécurisée, un hébergeur agréé et une sauvegarde des données.

La mise en place d’un groupe de travail dédié doit maintenant permettre de proposer un projet de télédermatologie fiable et durable (au-delà des 4 ans de durée de l’expérimentation).